Accueil

Mercredi 18 novembre 2009

لا تفهمني أبدا عندما أحدثك عن وحدتي الافتراضية.. و عن إحساسي المباغت بالوحشة و الغربة في عمق روحي
تشعرين بالوحدة و أنا معك؟
.. هذا هو سؤالك الاستنكاري الدائم الذي تواجهني به والذي أجده أشبه بالعتاب
كيف أشرح لك.. إن كنت أنا نفسي لا أفهم.. إن كنت عاجزة عن التعبير مع أن الكلمات الوفيرة لا ..تعوزني

.. يبدو أن المسألة أعقد من كلمات ضائعة أو إحساس عادي
يبدو أن الأمر يكاد يكون إيديولوجيا ـ الكلمة وحدها كافية لإرعابي ـ أقصد أن المسألة قد تكون بسبب فهمي الخاص أو الخاطئ للحب.
... أحس أحيانا أنني أقترب من الحقيقة.. لكنني كلما حاولت الإمساك بطرف الخيط، أفلت مني

ما الحب؟
 كيف يعقل أن أكون أنا العاشقة التي تهيم حبا و مع ذلك يتملكني الشعور البشع بالضياع لدرجة تجعلني أضرب في الشوارع وحدي.. بحثا عن معنى مفقود.. عن شيء ما.. أو ربما يكون هربا منه.. أو من نفسي؟ ـ و من يستطيع الهرب من نفسه سوى المجانين و الثملين؟ـ


ما الحب إن لم يكن كمالا و تكاملا؟
إن لم يملأ فراغات الروح ـ و الجسد ـ فتزهر ورودا ، تنبت براعم و تخلق من العدم أجنحة؟


..ما الحب إن لم يكن توحدا كاملا مع المحب
.. إن لم يكن استبدادا
انقلابا
استلابا
انسكابا للروح العاشقة في قالب الروح المعشوقة بما لا يدع مجالا للإحساس بالوحدة، أو الشك، أو التيه في عالم هلامي قُدَّ من حرمان؟
..حلقة مفقودة أنقّب عنها في البلاد
عجبتُ منك و منـّـي**** يا مُنـْيـَةَ المُتـَمَنّـِي
أدنيتـَني منك حتـّـى**** ظننتُ أنـّك أنـّــي
وغبتُ في الوجد حتـّى**** أفنيتنـَي بك عنـّــي
يا نعمتي في حياتــي**** و راحتي بعد دفنـــي
ما لي بغيرك أُنــسٌ**** من حيث خوفي وأمنـي
يا من رياض معانيـهْ**** قد حّويْـت كل فنـّـي
وإن تمنيْت شيْــــاً**** فأنت كل التمنـّـــي

Par Boutaina - Publié dans : همس - Communauté : We speak Arabic
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 13 novembre 2009

Il était une fois le blanc et le noir..
Il était une fois le déclin et la gloire.
Il était une fois la désillusion et l'espoir.
Il était une fois Yasser Arafat..
Par Boutaina - Publié dans : Un certain regard..
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 8 novembre 2009


Enfin nous deux.. rien que nous deux dans cette magnifique grande ville, tellement grande que personne ne connait personne, que personne ne reconnait plus personne. 

Mais tant pis..


Enfin nous arrivons à nous débarrasser des habitudes mondaines, des visites familiales, des commodités, des complaisances, des obligations et de toutes les contraintes terrestres qui nous séparent, pour me consacrer totalement à toi, et autant pour toi.. Pour te découvrir sous ton plus beau soleil, et autant pour toi..


Plus rien au monde ne compte pour nous, mais uniquement nous deux, notre rencontre..

Uniquement cet unique moment subtil où tu te rapprocheras de moi, tu te rapprocheras davantage et tu me susurrera à l'oreille, de la plus douce des voix un "Je t'aime".

Nous nous perdrons dans une étreinte sans fin.


Une petite sortie à deux aussi, main dans la main.. tu me feras la tête à chaque fois je refuserai de me plier à tes caprices.. Normal! Je suis sensée être plus sensée que toi, mais bon..


On partira faire les courses ensemble comme deux gens civilisés et responsables.. mais tu m'entraineras derrière toi entre les rayons.. tu fileras comme une flèche, je te suivrai mais j'en aurai le souffle coupé.. 

Après tout, j'oublie parfois que tu vis avec toute l'énergie de tes 4 ans, alors que moi déjà vieillie à 31 ans j'arrive à peine à conserver le peu d'énergie qui me reste pour m'occuper de toi..

Par Boutaina - Publié dans : Moi.. - Communauté : Le champ du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 29 octobre 2009

La meilleure sagesse du jour:

«Le seul moyen de se débarrasser d'une tentation, c'est d'y céder.»
Oscar Fingal O'Flahertie Wills WILDE
Par Boutaina - Publié dans : Pensée du jour - Communauté : Le champ du monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 octobre 2009

J'ai reçu ton cadeau aujourd'hui. Je t'en remercie.

 

Je savais que tu allais l'envoyer, mais je n'étais pas sure.

C'est alors que le verbe "savoir" se confond avec le sentiment et non avec la raison.

 

Une joie infantile me submerge, mes petits maux quotidiens s'envolent en éclat, et je ne prends même pas la peine de tenir le balai, qu'importe après tout?
L'essentiel c'est qu'une poussière de ton amitié soit parvenue jusqu'à moi..en ce jour béni.. Doublement ensoleillé..!

 

J'ouvre la boite magique avec des doigts en coton, deux superbes livres m'attendent docilement comme deux grands enfants.

Pas de larme cette fois-ci, pas de pleurs.

J'ai grandi.

Et en moi, un sourire de contentement nait subitement.

 

Je cherche en vain à travers les pages des deux livres, une trace, une empreinte (ah, j'ai oublié d'acheter une loupe, elle m'aurait été d'un grand secours!), un texte, une ligne, une phrase, un mot, une petite lettre en Majuscule ou même en minuscule, mais RIEN.

 

Je ne sais pas pourquoi soudainement l'adage "Qui sème le vent récolte la tempête" me traverse l'esprit.

Je pense un instant, que je n'ai rien semé, et donc il n'y a aucune raison pour que je récolte quoi que ce soit.

 

Moi avide.. Toi avare..
Tu aurais pu m'écrire une petite lettre en envoyant les livres ou est-ce trop te demander?

 

Ami très proche, et pourtant si loin, si éloigné..

Si tu étais là, je t'aurais parlé de tous les exploits que j'ai pu réaliser depuis le temps..

De ma 1ère journée du solfège,

De ma guitare et toutes les promesses qu'elle me fait,

De ma salle de sport,

De Mazine,

De mes prochaines rêveries,

De mes souvenirs passés,

De la personne que je suis devenue et qui n'a jamais changé pourtant..

 

Mais vois-tu, tu n'es pas là, je me contente de ces mots.. et autant en emporte le vent..et les octets!

 

Par Boutaina - Publié dans : همس - Communauté : Le champ du monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 23 octobre 2009
J'écris comme je chante, J'écris comme je pleure.

Chaque mot que j'écris est une larme que je verse.
Chaque mot est une chanson dont les mots s'estompent derrière une musique bruyante.

Chaque mot,un cri
Chaque son,un murmume
Un sang, qui coule dans mes veines
Chaque silence, est révolte
Multiples vies, Multiples morts
Une hantise, Une délivrance..


Mon mot est ma force,
et ma faiblesse
Ma vérité
et mon mythe
Ma révélation
et mes sous entendus
Ma thérapie
et mon mal enfoui

Il est ma résignation
Ma colère
Mon indignation
Mon indulgence
Mon amour
Ma pensée
Ma tristesse
et Ma joie
Il est en moi..
Mon Tendre émoi
Mon mot est moi ..

Et mon dernier mot.. (en hommage à un vieux rêve)

Pleurer ou rire de joie..
J'en ai tout le choix..

Je ne suis pas 
rabat-joie
Mais je choisis le pleur
Car il est sans voix

Sur notre planète
Tissée d'amour,
Que ferons-nous d'autre
Que nous aimer
A la longueur des jours?
 


"Les mots faisaient primitivement partie de la magie, et de nos jours encore le mot garde beaucoup de sa puissance de jadis. Avec des mots un homme peut rendre son semblable heureux ou le pousser au désespoir, et c'est à l'aide de mots que le maître transmet son savoir à ses élèves, qu'un orateur entraîne ses auditeurs et détermine leurs jugements et décisions. Les mots provoquent des émotions et constituent pour les hommes le moyen général de s'influencer réciproquement."

 

Sigmund FREUD

(Introduction à la psychanalyse. Paris, Payot, 1965, p. 7)

 


Par Boutaina - Publié dans : Moi..
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 14 octobre 2009

رغم أنني لا أعرف لك اسما
به أناديك
و لا وجها
يخبرني عن لون عينيك
.. و لا عنوانا أرسل فيه
خطاباتي إليك


رغم أنني لا أعلم لك بيتا
أسأل فيه عنك
،و لا موطنا
،و لا سماء
و لا مقهى ترتشف فيه
ذكرياتك
..و كلماتي


...رغم المسافة

رغم البعد

..و رغم العتب
.. و رغم  أنني قد أقضي العمر
بحثا عنك

"ورغم "الرغم
،فأنا، صديقي
!كثيرا ما أشتاق إليك


Par Boutaina - Publié dans : همس - Communauté : We speak Arabic
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 6 octobre 2009
Comme dans la vie il y a des hauts et des bas, des coups hauts et des coups bas.. il y a parfois des situations où on se sent vraiment bas, si bas qu'aucun fond n'arriverait à contenir notre chute!

Tel est le cas avec l'ONCF.. notre opérateur historique des voies ferroviaires.. qui ne cesse de choyer le citoyen avec ses belles prestations de jour en jour..

A Rabat ville par exemple, toute personne qui se respecte aurait sûrement remarqué un chantier de rénovation qui dure depuis plus de 2 ans, sans que nous puissions savoir exactement de quoi il s'agit (enfin si nous savons, mais comme le concret tarde à arriver, alors c'est comme si nous ne savions rien !), ni si le projet avançait ou pas, ni le degré d'avancement de ce chantier apparemment extraordinaire pour qu'il dure autant (alors que du côté droit de la carte universelle d'autres ont pu quand même terminer un projet encore plus important - le métro- en une année pile)..

Symptômes?
Primo, la pauvre citoyenne que je suis, sujette à  des adversités qui la jettent plusieurs fois par semaine sur la voie de Rabat, est obligée de marcher sur des esclaiers "mouvants" (c'est le moins qu'on puisse dire !) pour accéder au quai, chose qu'elle gère tant bien que mal.. et gare à celle qui porte des chaussures à hauts talons et qui veuille rattraper son train à une minute près avant son départ.. la chute est hélas presque inévitable..

Secondo, les prix des tickets ont augmenté de 20% pour la classe 1 et 10% pour la classe 2, mais comme dans notre pays on ne se révolte pas mais on s'adapte.. ce n'est pas grave! D'ailleurs, c'est notre point fort, nous les marocains, cette capacité de s'adapter, tolérer, et sombrer dans un oubli phénoménal.

Tout ceci j'aurais pu l'avaler, mais de là à jouer les videurs à l'entrée chaotique de la gare, de façon à interdire tout accès à celui ou celle qui ne présente pas son billet (et qui va bien évidemment payer plus de sous une fois à bord, mais on dirait que l'ONCF ne pense pas beaucoup aux futilités mondaines relatives à l'argent), et de façon à te faire rater un train que tu as galéré pour rattraper sous un soleil bien chaud .. alors là, je ne supporte plus et je dis à bas à tout..
à bas le monopole
à bas la traitrise
à bas la gourmandise
à bas l'esclavage..
et à bas ma frustration !
Par Boutaina - Publié dans : Un certain regard.. - Communauté : Le champ du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 24 septembre 2009
La veille d'un aid al fitr, les années 80, ville de salé

Dans l'esprit de la petite fille que j'étais, la fête de l'aid avait trois vertus :

D'un côté, la fête signalait la fin d'un mois de jeûne, un jeûne auquel je participais vivement (avant l'âge de 9 ans j'avais déjà jeûné plus que la moitié du Ramadan) et donc je méritais de célébrer ma persévérance et mon courage aussi bien que le faisaient les autres..

D'un autre côté, l'essence de l'aid elle-même s'incarnait par un ensemble de plaisirs terrestres prenant la forme des déclicieux gâteaux superbement préparés par les mains expertes de mama (notamment celui fait au sésame et aux cacahuètes), des friandises, des bonbons, des effluves de l'encens dont j'ai pu sauvegarder la tradition, et puis, des sous que tous nos proches nous prodiguaient le matin de l'aid.

Et finalement, la plus importante vertu pour moi demeurait, à coup sûr, la festivité du henné.
C'était un rituel presque sacré réunissant la maman aimante avec ses deux petites filles qui s'exaltaient rien qu'à la pensée d'en teindre leurs petites mains blanches.

Ce rituel, quoique classique, ne manquait pas de nous émerveiller et nous susprendre à chaque fois avec mille joies et mille découvertes.

Une fois la "pose" du henné béni terminée, toute la question était de dénicher de vieux bouts de tissus pour envelopper les mains "peintes" à la couleur ocre, car il n'était pas concevable pour nous d'enlever rapidement la teinte, de peur que la couleur ne soit blafarde à la fin.
Les tissus soigneusement scellés par ma maman formaient ainsi une sorte de gants de boxe que nous nous amusions ma soeur et moi à essayer avec générosité jusqu'à ce que le sommeil nous     ait emportées sur son petit nuage enchanté.


Par Boutaina - Publié dans : Moi..
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Vendredi 18 septembre 2009
Tiens, le temps passe vite finalement, à peine Ramadan commencé .. et voilà qu'il touche à sa fin laissant sa place à une fête qui nourrira tant d'espérances puis s'envolera et puis.. rebelote !

Bonne fête mes amis..

< div align="center">  
Par Boutaina
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Me

  • : Boutaina
  • : Casablanca
  • : Dans ma quête continue pour découvrir mon vrai "moi", je te retrouve toi, mon ami, je retrouve l'autre, je retrouve tout le monde.. sans jamais me retrouver
  • boutheina

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Films de mon chevet



Livres de mon chevet

    

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus